Co-fondatrice et dépositaire du projet des Maisons de la Paix, je m’appelle Marie-Pierre Oudin. Née en 1947, je suis mariée, mère de quatre enfants et grand-mère de quatre petits-enfants. Professeur de philosophie à la retraite, j’ai également enseigné dans le primaire et au collège, ainsi que dans des structures d’enseignement parallèle (alphabétisation et soutien scolaire).

Le projet des Maisons de la Paix est le fruit d’un groupe de réflexion informel, initié dans les années 2000, composé de personnes issues notamment de l’enseignement, de l’entreprise ou de l’assistance sociale, et réunis autour d’un même objectif : répondre concrètement, et par la paix, à des problèmes sociaux fondamentaux restant sans réponse ni solution.

Ce projet, initialement intitulé « Cultures en paix » et déposé à l’INPI dès 2007, fut suspendu durant quelques années suite au décès de plusieurs d’entre nous, mais son ambition, restée bien vivante, a pris la forme du projet tel qu’il se présente aujourd’hui et exige la reconstitution d’un groupe de travail pour le concrétiser.

Précisons que, dans leur tendance politique (droite, gauche, centre), les porteurs de ce projet se tiennent éloignés des extrêmes. Ce positionnement est un refus d’adhérer à des discours populistes entretenant la haine et la division sociale, mais aussi un refus d’adhérer à des idées promouvant le repli sur soi là où précisément, la réponse se trouve dans l’ouverture aux autres. Précisons aussi que nous pouvons être croyants ou non, être issus de confessions différentes, et que nous refusons à la fois le prosélytisme et le laïcisme radical.