Les lumières de la ville…

Les fêtes de fin d’année associent l’enfance et la lumière, comme pour encourager la vie à avoir le dernier mot et l’avenir à se dégager des heures sombres du passé…
Contre la violence faite aux enfants, contre l’obscurantisme qui empêche d’accéder à la liberté, contre la pollution qui détériore et enlaidit la nature, choisissons les chemins qui mènent à la responsabilité, à la culture, au respect de notre terre.
Protégeons un environnement propice à la paix; créons un climat favorable à l’épanouissement des enfants.
Décidons de VOULOIR la paix comme un bien commun, une réalité nécessaire à tous.
Face au cynisme de tous les despotismes, souhaitons-la au point de la rendre effective, visible et éclairante, à l’image des illuminations qui égaient nos carrefours et nos rues.
Bonne volonté donc et bonnes fêtes à tous

 

bougie
L’histoire des bougies

C’était un jour d’anniversaire et des bougies parlaient entre elles. Elles agitaient les petites lueurs accrochées à leurs mèches, tant le sujet de leur conversation était difficile.
« Pourquoi, demanda une jolie bougie torsadée, existons-nous ? Autrefois nous illuminions les demeures sans électricité, mais maintenant ? »
Une chandelle toute alvéolée de cire d’abeille s’illumina lentement avant de lui répondre : « Nous sommes faites pour éclairer l’obscurité d’une pièce, mais nous sommes aussi des symboles. »
Les mèches lumineuses se rapprochèrent pour en savoir plus..
La chandelle poursuivit : « Nous sommes un signal, comme une légère clochette, pour rappeler au cœur humain ce qu’il attend. »
« Mais, fit remarquer un lumignon, nous ne sommes que des ornements pour un gâteau ou une cérémonie… Le gâteau se mange et la cérémonie s’achève. Le cœur humain n’a plus besoin de nous ! »

D’une coupe d’eau parfumée, une bougie flottante alors s’écria : « Le cœur humain est profond comme la nuit; en lui, il y a comme une énigme, une chose qu’on ne sait pas bien et qu’on ne voit pas bien… »

La chandelle prit le temps d’éclairer et elle dit posément : « Dans le cœur humain, il y a une nuit qui veut la clarté et ce désir brûle comme notre mèche, il veille comme notre lueur… »
A ce moment, le chant d’anniversaire retentit et c’est avec fierté que les bougies réjouirent les convives de leurs menues flammes. Un souffle d’enfant les éteignit mais leur lumière éphémère avait suffi à tracer le chemin d’un souvenir, celui qui luit encore quand on devient vieux et quand on comprend ce que la chandelle laisse entrevoir…